Chemin de vie
- pilhacplansonnier

- 11 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 janv.

Un chemin de vie n’est pas quelque chose que l’on découvre, c’est quelque chose que l’on choisit — souvent par petits pas. Notre chemin de vie n'est pas une autoroute toute droite, mais une route de campagne, sinueuse, avec de nombreux 'carrefours', symboles des choix que nous devons faire. Ne pas choisir, c’est en soi un choix !

On parle souvent du “chemin de vie” comme s’il existait déjà quelque part, tout tracé, et qu’il fallait simplement le trouver. Mais ton chemin de vie ne se révèlera pas tout d'un coup. Tu dois le construire. Il ne t'apparaîtra qu'au cours de ta marche.
Il y a des croisements, des clairières, des zones d’ombre. Personne ne peut marcher à ta place.
Ne te demande jamais : «Tu es sûr.e que tu ne te trompes pas ?» mais plutôt : «Où je vais poser mon pied maintenant ?»
La notion de choix
Quand on est au carrefour, face à des choix, on s'interroge. Quelle direction prendre ? On hésite, on soupèse l'impact des différentes possibilités de choix sur notre vie future. Où est le bon ?
En vérité, il n'y a pas une direction juste et une direction fausse. Dans tes choix, tu as le droit de tâtonner, d'hésiter. Il y en a qui ferment certaines portes et en ouvrent d’autres. Une porte qui se ferme n’est pas une erreur : c’est le mouvement de la vie, c’est tout simplement faire des pas sans certitude.
En avançant tu dois garder avec toi la sensation intérieure
de t’écouter,
de te respecter,
de ne plus te trahir.
« Quel est le pas possible aujourd’hui, qui me rapproche de ce qui est vrai pour moi ? »

Prendre un peu de recul, c'est te donner le temps de la réflexion, c'est entrevoir dans les grandes lignes, jusqu'où peut te mener chacun des chemins. Tu n'auras pas une vision claire et nette de la route, tu ne la verras jamais toute entière sur la carte, mais en avançant, l'une après l'autre se dessinent les directions et à chaque étape, tu devras écouter ce qui te rapproche ou ce qui t'éloigne de toi-même.

Sur le fleuve, au fil de l'eau, on va choisir tantôt de ramer, tantôt de longer la rive, ou parfois de sortir de l'eau. Selon les contextes, les circonstances, tu peux réajuster, mais tout au long du chemin, ce qui est important, c'est de comprendre, d'apprendre et de te rapprocher de ce qui est vivant en toi, ce qui te fait vivre en alignement. Tu n'es peut-être pas responsable de tout ce qui t'arrive, mais tu dois rester attentif et responsable de ce que tu fais de tout ce qui t'arrive.
Il n’y a pas de chemin sans brouillard. Le brouillard ne signifie pas que tu es perdu·e. Il signifie seulement que tu avances plus lentement, en écoutant davantage... avancer lentement, c'est avancer quand même.
Si un choix peut découler d'un raisonnement approfondi, parfois il est simplement dicté par une intuition. (L'intuition c'est cette petite voix intérieure qui s'invite sans que tu l'appelles, qui ne répond pas à un raisonnement construit).
Le chemin de vie ne se révèle pas en une fois, il se murmure, pas après pas, chaque fois que tu choisis ce qui te rend un peu plus présent·e à toi-même.
Imagine maintenant que tu te tiens à l’entrée d’un chemin.Ce n’est pas un grand chemin visible de loin, plutôt un sentier discret entre les arbres, qui n’apparaît que de près.
Tu n’as pas besoin de savoir où il mène. Tu as juste besoin d’être là. Imagine ce qui t’entoure. Peut-être une forêt…peut-être un paysage. Laisse venir ce qui se présente spontanément, sans forcer.
Il y a peut-être un léger brouillard. Et c’est très bien ainsi. Tu n’es pas perdu·e. Tu avances simplement à la vitesse de l’écoute.
Sens maintenant ton corps. Tes pieds… leur contact avec le sol.
Demande-toi doucement, sans chercher de réponse mentale :
Quel serait le pas possible aujourd’hui ?
Juste un pas. Interroge-toi. Où va-t-il me mener ? Que m'apportera-t-il ? Je fais un pas dans le respect de mes valeurs et dans le respect de la vie des autres.




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