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Balade en forêt

Dernière mise à jour : il y a 3 jours


Pourquoi l’année 2026 ne serait-elle pas celle de notre retour à l’essentiel, celle où nous choisissons de nous redécouvrir dans notre nature authentique ?

Nous vivons dans un monde qui nous pousse à rentrer dans un moule, qui nous incite à masquer nos fragilités, un monde qui encourage à suivre des mouvements médiatisés ou à s’identifier à des modèles préfabriqués, à porter des identités choisies non par l’âme mais empruntées à l'écho des médias, des identités que l’on colle à soi pour ne pas se perdre au risque de ne jamais se trouver.

Il est urgent de se restructurer autour d’une idéologie de vérité intérieure et de liberté personnelle. Se restructurer ainsi ne signifie pas renier le monde, mais replacer la fidélité à notre essence au cœur de nos actions, de nos choix et de notre quotidien.

Balade en forêt, pour se rallumer de l'intérieur.


Tout bouge tellement vite ! Mais là, je ralentis, je suis à l’écoute de ce qui m’entoure, à travers le regard, les bruits, les odeurs et les mouvements, même les plus furtifs. Sentir les présences autour de moi. "Ils" m'ont depuis longtemps repérée et discrets ils m'observent. "Ils", ce sont tous ces êtres vivants qui peuplent une forêt. Quand on y pénètre, on ne les voit pas. Ils sont pourtant bien là, des plus petites bêtes aux plus grosses, insectes, oiseaux, chevreuil dont on voit la trace entre les arbres, sanglier qu'on imagine tapi au coeur d'un fourré. La vie est partout. Je la sens. Quand je me connecte à la nature, loin de l'agitation des hommes, la sérénité du lieu permet d'aiguiser la perception de soi-même. Je suis humble et je reprends ma place. Je suis vivante au sein du vivant. Si je m'efface pour me faire oublier, si je ne bouge pas, si je sais me faire discrète, "ils" vont finir par reprendre leurs activités et je pourrai les observer. C'est un jeu entre eux et moi.


Ça demande de la patience, beaucoup de patience, mais au final, c'est une communion. Dans cette contemplation d'autres vies, nous avons tant à apprendre. Les espèces survivent par leur capacité à s’adapter. La nature enseigne la souplesse, la patience et la transformation face aux changements. Elle nous invite à nous éloigner du tumulte de l’urgence pour retrouver un rythme juste.

La nature est un miroir qui révèle le chemin intérieur. Il prône l'équilibre en toute chose. L’arbre nous rappelle que la maturité exige constance et persévérance, la rivière qui contourne les pierres montre la sagesse de la souplesse devant les obstacles, le silence se montre propice à nous tourner vers nous-mêmes, à clarifier nos objectifs, à interroger nos motivations et à laisser naître nos pensées les plus profondes. Quelles priorités émergent loin des mouvements et des bruits ? Quelles idées méritent d’être nourries ?

L'eau suit son cours, rien ne presse. 


A courir la montagne, à traverser les forêts, j'ai appris le respect … un profond respect de la vie de l'autre que je sens s’effriter, jour après jour, dans nos relations humaines. Nous avons beaucoup à apprendre du langage de la nature : priorités, simplicité, authenticité, sans fard ni masque, sans jouer de rôle, sans faux semblant. S'autoriser la liberté d'être soi. Choisir d'habiter chaque instant en toute sincérité, à nu, fidèle à son essence, à son noyau intérieur.


S’offrir un temps pour se reconnecter à soi-même, marcher en dehors de l’agitation et ralentir. Aller à la rencontre du vivant, de ces espaces où la résilience n’est pas un concept mais une réalité. Là où, même après avoir été détruite, la nature se régénère et renaît nous rappelant notre propre capacité à nous reconstruire. C'est un précepte que j'ai suivi tout au long de ma vie. De chaque douleur, de chaque choc, de chaque expérience traumatisante je puisais dans ces refuges feutrés un enseignement pour repartir, me reconstruire.

La résilience consiste à apprendre à se relever après les épreuves et à continuer d’avancer malgré les difficultés.


Comment activer cette notion de résilience ?


Pas en se laissant couler. Ni en fuyant. Ce serait contre productif à long terme parce que cela engendrerait ce fameux "effet papillon" dont je parle dans d'autres textes déjà publiés, cet effet conduit au chaos (chaos intérieur). Si tu acceptes l'une de ces solutions - ou les deux - tu vas être confronté au stress et à d'autres émotions négatives, parce que le problème n'est que stocké au plus profond de toi et non résolu. Un problème non résolu charge l'individu. Il engendre de façon inconsciente culpabilité, anxiété, tristesse et peu conduire à la dépression. Refuser de lutter ou ne pas agir face à une difficulté donne l'impression de ne pas contrôler sa vie (lâcheté, honte...), d'où une perte de confiance en soi. Cette perte de confiance n'est pas toujours consciente, mais c'est bien elle qui mène l'individu

  • à s'isoler (se replier sur soi et à se couper des autres). Attitude dans laquelle il ne fait pas face aux défis. Cette solution entrave le chemin vers la croissance et met une barrière limitante dans la force de résilience.

  • ou bien au comportement contraire, c'est à dire à devenir toujours plus incisif, plus actif dans le but de se "noyer" dans des rôles, subterfuge dans lequel il va peut-être récolter des retours élogieux à court terme (il a raison, il plaît, on l'admire etc... même si c'est basé sur des manipulations et des faux-semblants), mais qui l'éloigneront plus encore de sa véritable identité et le contraindront toujours plus à se cacher la vérité, à vivre dans un personnage sans authenticité, qui ne sera jamais aimé pour ce qu'il est vraiment.


Faire face aux difficultés et réfléchir aux moyens de résoudre le problème permet de se renforcer. Bref, les solutions sus-citées qui, d'un premier abord, paraissent "faciles", ne sont pas franchement les meilleures façons de se construire, surtout pas celles de grandir et de progresser.


L’être humain porte en lui des ressources immenses, souvent insoupçonnées. Elles se révèlent par l’écoute et la reconnexion. Au coeur de la nature, l’homme retrouve un espace de silence et d’équilibre qui lui permet d'accéder à une introspection, de dégager la vision de son potentiel intérieur. La nature agit comme un miroir. Elle apaise, inspire et révèle la capacité de créativité, de résilience et de clarté que le rythme moderne tend à étouffer. Revenir à elle, c’est aussi revenir à soi.



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© 2025 Copyright Annette Thomas

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