top of page

L'attachement émotionnel rend chèvre 1/2

Dernière mise à jour : 26 déc. 2025


Information importante : comme je le dis bien souvent depuis que j'ai créé ce site : ceci n'est pas "une leçon" à gober toute crue. Je ne fais que mettre en lumière ce que d'autres ont cherché à comprendre et trouvé à expliquer (entre autres, théorie de John Bowlby) : la notion d'attachement émotionnel. Mes mots visent à faire la description d'un mécanisme, courant majeur de la psychologie du développement, dont la compréhension est utilisée dans différents contextes (pédiatrie, psychologie, psychiatrie...). On ne doit y voir aucune critique, il n'y a aucun jugement du sujet que j'aborde dans mon texte. Pour moi ce processus d'attachement n'est ni positif ni négatif, il est neutre.


Dans notre vie, nous pouvons nous attacher à différents types de choses :

  • des choses physiques (une personne, un animal, un objet)

  • des choses immatérielles (le succès, la richesse, l'amitié, l'érudition, etc.)

  • et des choses spirituelles, des états mentaux spécifiques (paix intérieure, sérénité par exemple...)

Au tout début, on recherche un équilibre de vie. Tout le monde aspire à un équilibre idéal, cette quête dans laquelle on essaie de synchroniser les différentes sphères : famille, relations, travail, vie personnelle, etc.

On entend de plus en plus les slogans : Comment avoir un mode de vie équilibré ? Comment concilier famille & travail ?

En effet, cette problématique est d'actualité. Pourquoi ? Cette idée de trouver le temps pour tout faire, pour tout gérer parfaitement, c'est un mythe, un idéal de vie irréalisable, inatteignable, et cet équilibre dans la vie aujourd'hui est de plus en plus compromis.

Le temps coule, et on le traverse en adoptant des rythmes, des routines, en étant soumis à divers ressentis, qui évoluent en dent de scie : on n'est jamais complètement serein, il y a des moments de paix, oui, mais d'autres empreints de sensations moins positives pour faire court on vit quoi !

On peut avoir l'impression qu'on a trouvé un certain équilibre ... plus ou moins parfait selon les individus. Mais pourtant, on a des "manques". On manque d'attention, ou de soin, ou de reconnaissance, ou d'argent, d'affection, ou de relations, d'activités. Il y a toujours un manque quelquepart. On n'a pas toujours pleinement conscience de ce manque

ou on n'a pas envie de mettre l'accent dessus, ou on n'a pas envie de batailler pour le combler, ou d'autres raisons.

mais dans tous les cas, on l'a admis et on préfère le déni, tout simplement.

Mais ce manque est bien là, même s'il est caché, occulté, enfoui.

Donc, au début, on va considérer que l'on a un équilibre avec un déficit X que l'on a accepté.


Imaginons un événement, une circonstance, une situation qui va nous mener vers quelque chose proposant de combler ce manque. On prend conscience qu'on a vécu dans le déni.


Bien sûr, cette solution d'évitement nous a temporairement permis de nous délester de quelque chose qui posait problème .

La répression, le refoulement et le déni sont toujours des mécanismes de fuite psychique.

Lorsque l'on évite délibérément des problèmes, (désirs, sentiments ou vécu difficile) tous les éléments perturbants sont stockés dans le préconscients (dans la psyché). Mais si cet 'évitement' donne la sensation d'avoir réussi à ne plus avoir de souffrance, ce n'est qu'une impression. On ne fait que glisser ce qui fait mal sous le tapis. L'individu utilisant ce système, se met le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Il ne résoud rien du tout. La blessure psychique ne se voit pas, mais elle est encore là, attendant le bon moment pour se rallumer et mieux l'abattre. Elle ressortira multipliée par 100 un jour où l'autre. Une souffrance légitime mais refoulée a cette fâcheuse tendance à revenir. C'est comme un boomerang qu'on a lancé le plus loin possible fatalement, un jour il nous revient en pleine gueule. Mais alors, pourquoi a-t-on installé ce déni ? Parce qu'à l'instant T, on ressent une grande satisfaction à voir le manque résolu. On trouve un autre équilibre. La vie nous apparaît meilleure. C'est tout bonus ... à ce moment-là.

Ressenti fugace parce que très vite apparaît la peur de perdre ce crédit installé, peur de perdre cette chose ou cette personne qui a comblé le manque. Alors on va déployer toute une partie de notre temps, de notre énergie à entretenir ce truc qui a instauré ce nouvel équilibre.

Et ce sera le début des compromis. On entre dans une machine infernale qui nous amene à renier certaines idées, certaines habitudes, certaines activités, certaines affections, certains lieux, certains objets, et je ne sais quoi encore, pour rester en connexion avec la personne (ou le lieu, ou la situation, le matériel) qui a apporté une solution à notre manque. On se voit confronté à une double souffrance 1.- la peur de perdre cet acquis

2.- la souffrance résultant des renoncements (à nos idées, à certaines habitudes, à certaines relations, lieux, objets etc. etc.).




Dans notre vie, on peut rencontrer une personne qui nous apporte un mieux-être quelque part (matériellement ou affectivement, ou physiquement). Au début de la relation, l'attrait de la nouveauté apporte une motivation, un espoir, une satisfaction. Rencontrer quelqu'un avec qui il semble possible de faire des projets est stimulant. Il peut aussi proposer des facilités qui nous font apparaître tous les possibles et nous mobilise. Alors on s'investit et on profite. Notre vie change, on donne beaucoup pour ne pas perdre le bénéfice de notre engagement. Pourtant, le plus souvent, dans cette vie avec l'autre, on crée d'autres manques, comme par exemple dans bien des cas : le manque d'autonomie, de liberté, et dans d'autres cas plus rares : manque de relations, de vie sociale, de vie professionnelle, etc.


Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
© 2025 Copyright Annette Thomas

peintre pastelliste- galerie peinture - auteur contemporain - romans - développement personnel, bien-être, conscience de soi, , HPartiste, HP

  • Pinterest
  • Instagram
  • Facebook
bottom of page