Edge Effect

Dernière mise à jour : 12 nov.


J'aimerais revenir sur cet outil majeur qui permet d'optimiser les fonctions de notre cerveau.

Fonctions cérébrales ou musculaires, fonctions soumises à notre contrôle volontaire ou non, tout est lié à la vitesse à laquelle les informations reçues sont traitées par notre cerveau.

J'ai relevé qu'il faut 300 millisecondes pour traiter une pensée et si le timing est mauvais (si nous mettons par exemple 400 millisecondes), nous ne sommes plus capable d'avoir un raisonnement logique. Or, cette vitesse est conditionné par l'équilibre de substances chimiques présentes dans le cerveau : les neurotransmetteurs (dopamine, glutamate... etc.)


C'est le professeur Rodolfo Llinas, chercheur en neurophysiologie, qui a établi un lien entre cerveau, esprit et corps. Il a passé sa vie à la compréhension du fonctionnement du cerveau. Je ne vais pas reprendre ici ce que l'encyclopédie Wikipédia vous expliquera mieux que moi.


Le livre dont j'ai parlé il y a peu "Un cerveau à 100%" du neurobiologiste Eric Braverman reprend la théorie du Edge Effect. J'ai retenu ceci de ma lecture :

Quatre domaines font fonctionner notre cerveau. Je cite : "mémoire, capacité de concentrer son attention, forme physique, forme mentale".


On a vu dans les premiers posts que j'ai lancés sur ce carnet de vie, que chacune de nos actions, si on remonte à la source, émane des informations que nous recevons à l'aide de nos sens. Elles sont transmises au cerveau, où la pensée va générer nos ressentis (et nos émotions), dont découleront des actions qui sont soumises à notre contrôle (ou ne sont pas soumises à notre contrôle volontaire ... ce sont alors les réflexes).

Ce processus n'existe que grâce aux neurotransmetteurs qui véhiculent l'information. Un neurotransmetteur est un messager chimique qui assure la transmission d'un neurone à l'autre, en franchissant l'espace entre deux neurones (synapse). Ainsi, l'acétylcholine, la dopamine, le glutamate, la noradrénaline sont des neurotransmetteurs, entre autres. On a tous entendu parler d'au moins un ou deux d'entre eux. Pour ma part, j'ai connaissance de la stimulation de la production de la dopamine par la méditation. On dit aussi que la pratique régulière d'une activité physique au contact des éléments naturels (à l'extérieur donc), est un moyen de booster sa dopamine. On peut donc agir sur la production des neurotransmetteurs.


Autre neurotransmetteur : le glutamate. Il est abondant dans notre organisme. Sa fonction est essentielle dans notre système nerveux central. Il accélère la communication entre les cellules nerveuses. Il peut être amené par la consommation de protéines.


Bref, on l'aura compris, maintenir l'équilibre, pour maintenir la vitesse d'exécution des informations est essentiel pour garder un esprit et un corps sain.

Un déséquilibre de la biochimie du cerveau peut-être à l'origine de maladies. C'est ce concept que Rodolpho Llinas appelle le Edge Effect.


Bon fonctionnement de notre cerveau = vie saine et équilibrée. Vie sociale, alimentation, activités, etc.


Exemple : la solitude engendre un appauvrissement de la dopamine dans une zone du cerveau (la substance noire). Une étude a montré que nous avons autant d'appétit pour les interactions sociales que pour la nourriture. Une autre étude a montré qu'un cerveau d'un individu privé de relations va fonctionner par défaut et faire appel à ses souvenirs, mais si l'isolement persiste dans le temps, c'est un cercle vicieux, il ne fera plus rien d'autre que ressasser ses souvenirs à l'infini, s'appauvrir et le risque de démence est accru.

Le manque d'activité physique : déclin cognitif, démence, maladie d’Alzheimer, cancers, maladies cardio-vasculaires, etc. Le sujet est largement traité sur internet.







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