Le regard des autres 1/2

Dernière mise à jour : 4 mai





Le regard des autres a un impact phénoménal sur notre façon de penser, sur notre façon d'agir, et sur le jugement que nous avons de nous-même.

Il y a ceux qui sont déstabilisés par le regard des autres : peur d'être mal jugé, peur de se tromper et de décevoir, peur du rejet. Il y a ceux qui sont au contraire motivés par le regard des autres : besoin impératif d'en imposer, besoin d'être plus que..., d'être mieux que..., de dominer.

Dans les deux cas, ce regard des autres conduit à utiliser un masque. Pour atteindre la perfection au regard d'autrui, on part dans un rôle qui nous conduit à oublier notre vraie nature. On va mettre au point un mécanisme pour atteindre quelque chose qui, d'après nous, servira notre image. N'est-ce pas vain ?


Et si ce regard des autres n'était pas si important que ça ? Si, on se libérait ? Qu'est-ce que ça donnerait ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé : qu'est-ce qu'on va penser de moi ? Comment vais-je apparaître aux yeux d'untel ou de telle autre ? Combien de temps passez vous à vous demander si les autres ont une bonne opinion de vous ? Ou une mauvaise opinion de vous ?


C'est idiot. Le monde n'a pas les yeux fixés sur vous tout particulièrement ! Les gens ont bien d'autres choses à faire ! Leur esprit est bien trop occupé à gérer leurs propres problèmes et ils ne passent pas leur temps à vous regarder !


Combien de gens tournent dans votre environnement ? Pensez-vous vraiment qu'ils passent leur temps à émettre des jugements négatifs ou positifs justement sur vous ? De plus, comment pouvez-vous être sûr.e à 100% d'avoir bien saisi le sens de leurs pensées ? Ce ne sont que vos interprétations de ce qu'éventuellement il/elle peut avoir pensé. Au pire, si une personne vous fait part de la façon négative dont elle vous juge, dites que :


1.- on ne peut pas plaire à tout le monde, et qu'elle ne fait partie que des x% à qui vous ne plaisez pas.

2.- cela ne définit pas qui vous êtes. C'est sa vision à elle, pas celle de tout le monde.

3.- oui, cet avis n'est que le sien, mais tenez compte du fait que d'autres gens ont d'autres avis.

4.- cet avis est fondé sur un fait, une circonstance, une situation, et la tolérance c'est d'accepter que vous ayez, après tout, à un moment, peut-être fait une erreur. Tout le monde a le droit de se tromper.


Tout ce que rapportent les autres ne reste que des avis qui leur appartiennent. Ce que vous retenez n'est que votre interprétation de ces avis.

L'important, ce n'est pas ce que les autres pensent de vous. L'important, c'est d'être soi ni plus ni moins, c'est ce que vous, vous pensez de vous.


Vous êtes un humain et comme tous les humains, vous avez des qualités et des défauts/faiblesses. Il est super important d'être conscient de ses valeurs, mais il est grandement aussi important d'avoir notion de ses imperfections.


Nos sociétés contemporaines prônent la perfection. Alors, beaucoup modifient leur physique, leurs comportements pour correspondre au modèle largement véhiculé. Se teindre les cheveux, maquillage, habillement, chirurgie esthétique, adopter des attitudes parce que 'ça fait bien', ou se coller des prothèses à l'estime de soi. Du coup, on entre dans un combat qui demande du temps et de l'énergie. On développe des stratagèmes, des mécanismes contre nature, dans lesquels on s'oublie. On devient quelqu'un d'autre. Quelqu'un qu'on a fabriqué.


Entrainée dans mes jeunes années, par des relations toxiques qui ne vivaient que dans l'optique d'être plus que... des personnes qui n'étaient motivées que par l'intention de dominer, j'ai eu vite fait de comprendre qu'entrer dans ce jeu de vouloir, moi aussi être plus que..., c'était détruire mon moi originel. Je ne suis pas au théâtre, je suis dans ma vie. Je ne veux pas jouer un rôle, je veux vivre libre.

Bien sûr, j'aurais pu entrer dans la compétition. Si j'ai refusé, ce n'est pas par manque de confiance en moi, mais simplement parce que je trouvais le jeu nul.

J'ai préféré batailler pour me sortir de ce genre de relation toxique, essayer de l'écarter de mon environnement afin que nous vivions plus sereinement, hors du combat. J'ai préféré me polariser sur mes vraies valeurs, celles que l'on trouve en harmonie avec soi-même, en équilibre avec sa vraie nature, celle qui porte à privilégier la simplicité, la sobriété, le naturel, le calme, la tranquillité, l'authenticité, etc.

Plutôt que de passer mon temps à chercher ce qui, aux yeux des autres, allait pouvoir me valoriser, j'ai préféré chercher en moi, où étaient MES PROPRES VALEURS, tout ce qui comptait le plus pour moi.


J'ai crié YOLO ! (You Only Live Once). Parce qu'effectivement, on ne vit qu'une fois. Il est idiot de ne pas profiter de l'aubaine pour vivre sans jouer de rôle, vivre pleinement, librement, en toute conscience. Aujourd'hui encore, tout ce qui m'importe, ce n'est pas de savoir ce que vont penser Olive, Marge ou Léon, mais bien de ne pas passer à côté de cette opportunité d'être soi-même, sans faux-semblant, sans entraves, vivre avec souplesse en harmonie avec tout ce qui nous est essentiel.


Je remarque autour de moi, de plus en plus, que cette idée du regard des autres, est une obsession qui a pris une dimension excessive. Elle est devenue, pour beaucoup de gens, un mécanisme systématique. C'est un biais négatif du cerveau archaïque. La plupart des personnes avancent dans leur quotidien avec une vague idée de leur identité, qui leur suffit peut-être pour aborder les circonstances de vie, mais ne leur permet pas d'atteindre le maximum de leur potentiel. S'abstraire du regard des autres, (ne plus se demander : qu'est-ce qu'ils vont dire, en penser, faire ? Comment vont-ils me percevoir ?) c'est avoir toute la disponibilité d'esprit pour se polariser sur nous, nos capacités, notre créativité, nos valeurs, nos ressentis, nos désirs. C'est entrer en soi et y être seul.e pour découvrir sans voiles, sans parasites, sans interférences, ce qu'il y a au plus profond de nous.



Tout le monde veut plaire, tout le monde veut être le plus beau, tout le monde veut être le meilleur, le plus fort, le plus tout. C'est une course à la reconnaissance. N'avez-vous pas envie de mener votre bonhomme de chemin, à votre rythme à vous, avec vos moyens à vous, ne plus participer à cette course infernale ? Parce qu'en définitive, dans cette course, il n'y a pas de gagnant. Celui qui est dit gagnant par les uns, sera toujours le perdant pour d'autres, et vice-versa.


Être seul maître sur son chemin de vie, et le suivre avec comme seul juge : soi-même. C'est se libérer des contraintes et avoir toute latitude pour choisir les bonnes pensées, prendre les bonnes décisions et décider seul.e de ses actions.



À suivre





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