Ho’oponopono

Dernière mise à jour : 10 mars


J'ai rencontré le mot en 2014. Toujours à l'affût de ce qui pourrait me faire gravir une marche de l'escalier vers le bien être, j'ai cherché à en savoir plus.

Ho'oponopono une tradition Hawaïenne, un chemin vers la conscience et la paix intérieure. Pour aborder le sujet, il faut d’abord, avant tout, se remettre en question. Qui part avec l’impression d’avoir toujours raison, part avec un handicap. Il est fondamental de se dire : « Et si j’avais tort ? ».

Le fait d’envisager l’erreur... ses erreurs, lance la recherche.

J'ai remarqué que la plupart des individus partent à l’inverse : «j’ai raison et je cherche tout ce qui conforte dans le fait que j’ai raison». C'est ce que l'on appelle le mécanisme de la validation. Dans la recherche, on trouve toujours des arguments pour et des arguments contre. Mais l’on a tendance à retenir le pour et négliger le contre. Du coup, la finalité de la recherche est nulle, on n’a pas avancé… on reste sur ses positions, en terme de développement personnel, on dit que l’on a pas « grandi ».

Il faut se reprogrammer et apprendre ce réflexe de dire d'abord, dans toute situation : « voyons si par hasard je ne suis pas dans l’erreur». La question posée dans ce sens émane d’un individu qui possède déjà une certaine ouverture d’esprit/une ouverture d’esprit certaine. Rien que le fait de la poser dénote une capacité à accepter l’erreur. La recherche, puis les solutions qui en découlent amènent l’individu à rectifier son comportement, sa façon de se gérer et de gérer les situations, et lui permet de … se grandir. Qui parcourt le chemin fait preuve d’intelligence. La question clé est celle que l’on retrouve dans toutes les disciplines qui visent à amener la paix (la zénitude) : Qui suis-je ?


Désolé.e

Pardon

Merci

Je t’aime


Ce sont les quatre mots clés d'Ho'oponopono. On peut refermer la page en haussant les épaules, bien sûr ! Mais ce serait dommage. Le principe présenté comme ça paraît primaire. Mais il m'est apparu curieux que des populations bâtissent leur philosophie de vie sur une pratique primaire. Plutôt que tourner le sujet en dérision, je l'ai creusé. Dépassant le côté simpliste, je me suis attachée à la méthodologie et au symbolisme. J'ai été conquise.


Etre désolé.e, c'est être conscient d'être partie prenante dans une situation de conflit et engager notre responsabilité. Ne pas se dire bêtement et simplement : c'est pas moi, c'est pas de ma faute, c'est lui/elle, c'est de sa faute... ce qui nous laisse toute la latitude de penser ensuite : j'ai le pouvoir de changer les choses pour améliorer la situation, ou la relation. On se met ainsi dans une disposition favorable pour trouver la solution. Rejeter la faute sur l'autre nous place dans l'incapacité d'intervenir de façon intelligente.


Pardon, c'est encore avancer de façon positive. C'est se pardonner à soi, et aux autres, d'avoir pu être acteur dans le conflit. C'est ne pas stationner dans les émotions négatives (colère par exemple), dégager l'esprit des remarques acerbes ou des idées de vengeance, et laisser toute la place (et l'espace temps), pour trouver les solutions au problème.


Merci. Parce que tout être apprend de ses erreurs. Dire que l'on est parfait, de sa naissance à sa mort, est une utopie. Tout le monde se trompe. Nous ne naissons pas avoir le savoir universel, avec la capacité d'être à chaque seconde au top !

Si tu peux dire que tu ne te trompes jamais, c'est que tu ne prends aucun risque. Si tu ne dévales pas une pente à ski, aucun risque de te prendre une pelle. Si tu n'écris pas, aucun risque de faire des fautes, si tu ne conduis pas aucun risque de griller une priorité à quelqu'un.

Par contre, si tu te vautres dans un slalom, tu peux analyser la chute et recommencer en améliorant ta performance. On a le droit de faire des choix, et le droit de se tromper. L'important, ce n'est pas de ne pas faire d'erreur. L'important, c'est de vivre une vie pleine de sens, une vie faite d'essais, d'erreurs et de réussites, une vie qui ne soit pas étriquée. Merci, donc, pour toutes ces situations dont je tire des enseignements.


Le dernier des quatre mots d'Ho'oponopono, c'est je t'aime. Parce que l'amour engendre le bonheur. C'est une émotion positive. La loi de l'Attraction dit que le positif engendre le positif. J'aime donc je suis. Aimer, c'est déclencher la hausse d'une hormone : La dopamine. C'est elle qui donne l'envie d'agir, de créer, de découvrir, d'en savoir plus, d'aller plus loin, c'est l'hormone du désir, de l'amour.


Ho’oponopono - Comme toutes les méthodes il faut pratiquer pour voir les effets. Comme pour toute chose, il y a un apprentissage pas à pas. C'est jour après jour qu'on construit. Au début, on met les briques l'une sur l'autre, ça ne donne pas grand chose. Mais avec un peu de pratique, on voit se dessiner une belle maison.


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