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Des hauts et des bas


Il y a deux jours, rien n'allait. Dès le lever, j'étais plombée. Pas d'envie, pas d'entrain pour quoi que ce soit. J'ai d'abord traîné toute la matinée. Pas d'énergie dans la tête et pas plus dans le corps. Un sac sur les épaules, des jambes comme des bouts de bois.

En début d'après-midi pourtant, comme je trouvais idiot de perdre la journée, j'ai quand même ouvert l'atelier. J'ai essayé d'avancer dans mes écritures mais là encore, rien ne marchait. Les fichiers ne passaient pas, j'avais des bugs dans le traitement de texte. Je me suis couchée le soir avec la sensation d'une journée gâchée.


Et puis le lendemain, dès le réveil, je me suis sentie tout au contraire, pleine d'énergie, du baume au cœur, avec des projets plein la tête pour la journée. Tout ce que je n'avais pas pu faire la veille, comme par magie, fonctionnait.


Comment ça marche ?

Nous avons tous de ces journées merdiques, voire morbides. Pour ceux qui vivent autour de nous, bien sûr, côtoyer quelqu'un qui déraille n'est pas très agréable. Du coup, ça fait boule de neige et l'ambiance s'en ressent, ce qui n'arrange en rien l'humeur générale.

Qu'est-ce qui ne va pas ?


La première chose est de prendre le temps de s'arrêter pour s'écouter. Qu'est-ce qui bloque ?

Ça peut être un évènement qui est survenu, un souci que l'on rabâche. On l'a vu dans des posts précédents, il y a plusieurs façons de digérer un évènement désagréable, de le recevoir et de trouver des solutions. Il peut paraître certains jours une montagne à franchir, mais d'autres jours, nous savons le remettre à sa place et il nous apparaît comme un tout petit grain de sable insignifiant dans notre vie.


Pourquoi ces hauts et ces bas ?

Souvent, le problème vient d'une mauvaise gestion de nous-même => on est fatigué.

C'est une petite phrase que j'entends très très souvent autour de moi : Je suis fatigué.e.

Et c'est vrai. Un état de fatigue c'est un bâton dans les roues (comme dirait mon chéri qui est fan de vélo). Ça freine tout : le mental et le physique. On réfléchit moins bien, on manque d'aptitude à réagir correctement, à adopter les bons raisonnements, les bons gestes, on est pas au top de sa forme pour voir et prendre les bonnes décisions, pour être efficace. Du coup, on reste sur les choses à résoudre, elles nous prennent du temps, de l'énergie et la fatigue s'en trouve accrue.


Alors ? Pour que nos journées s'illuminent (même s'il pleut), l'astuce est donc de ne pas être fatigué.

Facile, me direz-vous, quand on se lève tôt, qu'on se couche tard, qu'on bosse toute la journée, qu'on mange à la ramasse les plats tout prêts raflés dans les congélateurs du supermarché.

Là encore, les questions sont d'actualité :

Êtes-vous bien sûr de bien gérer votre temps ?


Il existe des tas de bouquins, des agendas (et des sites) qui donnent des recettes pour s'organiser.

On perd du temps à planifier ses journées, mais on en gagne trois fois plus en planifiant ! Planifier son temps de sommeil et bien sûr son temps de travail, mais planifier son alimentation est tout aussi important. Les apports que nous faisons à notre corps, son carburant, doit être de qualité. La fatigue générale peut venir d'une alimentation trop riche, trop lourde à digérer, pas adaptée, pas équilibrée. Je pense que je ferai un post pour revenir sur ce dernier sujet.


Trop de choses à faire, qui prennent trop de temps ?


Si l'emploi du temps est déjà bien chargé, épure-le en disant NON ! Ça peut paraître difficile mais ça ne nécessite qu'une certaine confiance en soi.

Essaye de te dire que parfois on est tellement surchargé, tellement fatigué, qu'il faut deux fois plus de temps pour accomplir une seule tâche. Faire un petit break dans sa journée ou dans sa semaine ce n'est pas forcément perdre du temps, c'est même souvent, au final, en gagner. Si tu préfères prendre du temps pour toi plutôt que de te tuer en en faisant trop, n'hésite pas, c'est tout bénéfice. Le tout est donc de faire des choix... des choix astucieux, en établissant des priorités.

Ne pas se dire à tout bout de champ : je suis fatigué.e.

Si vous me suivez depuis le début, ça devrait maintenant être acquis : nos pensées créent notre réalité. En plus clair, cela signifie que nous attirons ce que nous pensons. Il est certain que se lever en se disant que l'on est fatigué.e, cela n'a rien d'énergisant. Le simple fait de vous déclarer fatigué.e ... et vous ressentez cette fatigue qui vous plombe, et elle vous plombe probablement deux fois plus rien que le fait de s'attacher à cette pensée. Dans mon jargon, je dis "qu'on la cultive".

Et si vous tentiez d'inverser la tendance ? Mettez le pied par terre en souriant. Dites-vous : « Aujourd'hui, j'ai décidé d'être en pleine forme ». Répétez-vous ça plusieurs fois dans la journée.

C'est un mécanisme à acquérir. Ce qui veut dire qu'au début, ce n'est pas systématique, il faut y penser et s'y obliger. Mais au fil des jours, le mécanisme se met en place (comme tout mécanisme). On est plus gai, plus léger, plus serein.


Comment avoir un rythme plus cool ?

En prenant conscience de nos baisses de régime. En prenant en compte d'un état de fatigue dès qu'il apparaît. La fatigue, c’est le signal que nous avons perdu l’équilibre. C'est une alarme pour nous rappeler que nous dérivons de notre essentiel.

Nous devons garder constamment à l'esprit d'être doux et bienveillant avec nous-même. À tout moment, peser ses ressentis et adapter un rythme de vie en fonction de ceux-ci est aussi une habitude qui s'installe au fur et à mesure qu'on la pratique.


Pour finir


Je ne prétends pas avoir trouvé la sagesse. Loin de moi cette idée. Loin de moi aussi celle de donner des leçons. Je n'ai pas d'autre ambition que celle d'apporter ma réflexion personnelle sur des sujets et des observations qui m'ont aidée à me construire et à vivre de mieux en mieux. Cette réflexion est née de lectures et de cours (qui m'ont apporté beaucoup d'enseignements) et des expériences de vie qui en ont découlé.

Je ne me leurre pas, j'ai encore des zones d'ombre et parfois des manquements aux pratiques que j'évoque sur ce carnet de vie. Mais je sais de source sûre que toutes ces démarches et ce chemin fait depuis des années m'ont procuré un apaisement et une lucidité dont les bénéfices m'ont permis de grandir et d'avancer. La sophroligie, l'hypnose permettent de cibler et prendre conscience de ses failles, de les accepter, d'accepter aussi les blessures profondes du passé. Cela permet de guérir et d'éloigner les schémas névrotiques récurrents.


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