Couper du bois

Le long voyage d'Émilie

Roman

 Le mot de l'auteure

                                                "Je me suis imprégnée des divers lieux que traverse mon histoire en multipliant les lectures, les documents. Commencé en 1993, j'étais à mes balbutiements en matière d'informatique. Je me souviens de mon trac en contactant les divers organismes par mail pour avoir des renseignements sur les concessions de Shanghai, sur les diverses missions de la Croix Rouge en Inde.

Les informations récoltées collaient souvent à mon histoire. Comme si je suivais un fil déjà tracé.

La pébrine, qui commençait à infester les magnaneries en 1850, m'avait fourni un excellent tremplin pour faire partir la famille Delaumier en Chine. Cela correspondait aussi au départ des premiers colons pour les concessions de Shanghai. La suite s'est enchaînée, l'Histoire – avec un grand H – accueillant toutes les péripéties que traversaient mon héroïne. Les dates s'enclenchaient au plan et le plan se superposait aux dates. Quand il fut question de partir en Inde, dans les années 1950, j'appris en fouinant dans les archives de la Croix Rouge, qu'un avion avait été affrété et qu'elles furent huit infirmières à partir : quatre pour le Bengale Indien, quatre pour le Pakistan Oriental. Une synchronicité parfaite pour mon récit. J'ai mis trois ans à construire et rédiger le manuscrit."

Quatrième de couverture

 

 Dans l'après-midi du 10 août 1850, Émilie Delaumier quittait la France en direction de l'Asie. Une atmosphère fébrile régnait à bord tandis que les marins prenaient les dispositions pour faire l'appareillage. Vers trois heures, on leva les ancres. On rompit les cordages qui tenaient le bâtiment amarré au quai.
Émilie attendit en silence les premiers mouvements du bateau. En l'espace d'un instant, elle fut prise de panique. Elle ne pouvait plus reculer. Ils allaient voguer pendant des jours et des nuits, dans des conditions qu'elle n'avait pas imaginées. Elle n'avait au fond, qu'une très vague idée des difficultés et des dangers à affronter. Et puis, que trouverait-elle au bout de ces trois mois de navigation ?
On était accouru de loin pour voir l'énorme bâtiment prendre la mer. On agitait les mains, les bras, on pleurait... ils partaient.

Où trouver le livre ?

A paraître courant 2022

annvignette.JPG